Notre Histoire

De la purge à la fierté : l’histoire du Réseau de la Fierté à la fonction publique

Les racines du Réseau de la Fierté à la fonction publique (RFFP) emontent à une période sombre de l’histoire du service public canadien : la purge LGBT. Des années 1950 jusqu’au milieu des années 1990, des milliers de personnes employées dans la fonction publique fédérale, les Forces armées canadiennes et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont été ciblées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, réelles ou perçues.

Au plus fort de la guerre froide, de nombreuses personnes 2ELGBTQIA+ ont été faussement considérées comme des risques pour la sécurité nationale et contraintes de quitter leur emploi. Ces personnes ont subi une surveillance intrusive, des interrogatoires et, dans de nombreux cas, des congédiements. Des carrières ont été brisées, des vies bouleversées. Cette période a été marquée par une discrimination systémique et une trahison institutionnelle, laissant des cicatrices durables tant sur les individus que sur l’intégrité des institutions publiques censées servir l’ensemble de la population canadienne.

Un long silence et une lente évolution

Bien que les années les plus actives de la purge aient pris fin au milieu des années 1990, les préjudices ont perduré pendant des décennies. Entre les années 1990 et 2017, cette période a été caractérisée par une résistance discrète, une visibilité prudente et une lente reconstruction de la confiance.

En 1992, les Forces armées canadiennes ont officiellement levé l’interdiction, visant les membres 2ELGBTQIA+, à la suite d’une contestation judiciaire. Quatre ans plus tard, la Loi canadienne sur les droits de la personne été modifiée pour inclure l’« orientation sexuelle » comme motif de discrimination illicite. Cependant, malgré ces avancées juridiques, de nombreux milieux de travail fédéraux manquaient encore de la culture et du leadership nécessaires pour soutenir une inclusion significative.

À la fin des années 1990 et au début des années 2000, des réseaux d’employé·e·s ont commencé à se former. Des représentant·e·s de Patrimoine canadien, d’Énergie, Mines et Ressources Canada, ainsi que de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada ont collaboré pour créer ce qui a d’abord été appelé « Fierté au travail ». Durant cette période, le mariage entre personnes de même sexe a été légalisé au Canada. 

Malgré ces progrès, de nombreuses personnes 2ELGBTQIA+ au sein de la fonction publique hésitaient encore à être ouvertes sur leur identité. L’ombre de la purge persistait — la confiance avait été brisée, et il faudrait plus que de nouvelles lois pour la rétablir.

It wasn’t until 2016 that a true reckoning began. Led by three representative plaintiffs – Todd Ross, Martine Roy, and Alida Satalic – survivors of the Purge stepped forward to share their stories and pursue justice par le biais d’un recours collectif contre le gouvernement du Canada. Leur courage a suscité une attention nationale, une couverture médiatique et une pression publique croissante pour le changement.

Des excuses historiques

En 2017, cet appel à la justice a été entendu. Le 28 novembre, le premier ministre Justin Trudeau a présenté des excuses officielles à la Chambre des communes aux personnes lésées par les politiques et pratiques fédérales. Ces excuses reconnaissaient des décennies de discrimination et offraient un engagement envers la réconciliation. Un règlement historique a suivi, incluant une compensation financière, la création du Fonds Purge LGBT, et des plans pour un mémorial national..

Ces excuses ont marqué un tournant — à la fois une reconnaissance des torts passés et un catalyseur pour un changement durable.

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